Effet nocebo : le symptôme est bien réel

Tu ouvres la boîte, tu déplies la notice, et tu tombes sur la liste. Maux de tête, fatigue, douleurs musculaires. Trois jours plus tard, tu as mal à la tête. Franchement, qui n’a jamais eu ce doute : est-ce le médicament, ou est-ce d’avoir lu la liste ? Ce doute porte un nom en médecine, l’effet nocebo.

On parle d’effet nocebo lorsque l’attente d’un effet désagréable contribue à le faire apparaître. Le mot est le miroir de placebo : en latin, placebo signifie « je plairai », nocebo « je nuirai ».

L’effet nocebo est devenu populaire, souvent pour de mauvaises raisons : il sert parfois à balayer ce que des gens ressentent vraiment. Alors mettons les choses à plat. Parce que la phrase « c’est dans ta tête » n’est pas seulement blessante : selon la Haute Autorité de Santé, elle aggrave les troubles qu’elle prétend expliquer.

Effet nocebo : ce que le mot désigne exactement

Le terme apparaît en 1961 sous la plume du médecin Walter P. Kennedy, dans un court article intitulé « The nocebo reaction », publié par la revue britannique Medical World. Piège de citation courant : beaucoup de sources écrivent Medical World News, qui était un magazine américain différent. Kennedy propose ce mot pour nommer le versant négatif des phénomènes placebo.

Définition de travail : il y a effet nocebo quand un symptôme apparaît ou s’aggrave parce que la personne s’attend à ce qu’il survienne, indépendamment de toute action pharmacologique. L’attente vient d’une notice, d’une conversation, d’une expérience passée. La revue de référence a été publiée en 2020 par le New England Journal of Medicine.

Une précision de vocabulaire commande tout le reste. Parler d’effet nocebo ne dit rien sur la réalité du symptôme. Cela dit quelque chose sur son origine probable. Deux questions distinctes, et les confondre est la source de presque tous les dégâts que ce concept a causés.

Ce que montrent les essais cliniques

Les statines, le terrain le mieux documenté

L’essai britannique SAMSON, publié en 2021 dans le Journal of the American College of Cardiology, a recruté 60 personnes ayant toutes arrêté une statine à cause d’effets indésirables. Quarante-neuf ont terminé. Pendant douze mois, chacune a reçu, sans le savoir et en alternance, quatre mois de statine, quatre mois de placebo, et quatre mois sans aucun comprimé.

Les scores de symptômes, de 1 à 100 : 16,3 sous statine, 15,4 sous placebo, 8,0 les mois sans comprimé. L’écart statine contre placebo n’était pas significatif. Le bras vide est le vrai résultat, et c’est celui que les résumés oublient : la gêne était bien présente, mais elle semblait liée au fait de prendre un traitement plus qu’à la molécule. Un second essai, StatinWISE (BMJ, 200 personnes dont 151 analysées), retrouve un écart de moins 0,11 point sur une échelle de 0 à 10, intervalle de confiance de moins 0,36 à plus 0,14 : indiscernable de zéro. Mais il ne comportait pas de période sans comprimé, donc il ne mesure pas la part de l’attente.

Les bras placebo, et ce qu’ils ne prouvent pas

Une synthèse de 20 revues systématiques, portant sur 1 271 essais et plus de 250 000 patients sous placebo, retrouve une médiane de 49 pour cent de participants rapportant au moins un effet indésirable, fourchette interquartile de 26 à 64 pour cent. Environ 5 pour cent interrompent le placebo à cause de ces effets.

La même synthèse porte l’argument le plus fort contre une lecture trop large de l’effet nocebo. Dans les 15 essais comportant aussi un groupe sans aucun traitement, le taux était de 6,51 pour cent sous placebo contre 4,25 pour cent sans rien : la part réellement imputable au placebo est bien plus petite que les 49 pour cent bruts. Une enquête néo-zélandaise en population représentative explique pourquoi : sur 1 000 personnes, seules 10,6 pour cent n’avaient éprouvé aucun symptôme dans les sept jours précédents, et 38 pour cent avaient mal au dos. Une large part de ce qu’on attribue à un traitement existerait de toute façon.

Les vaccins, un chiffre systématiquement déformé

Une méta-analyse de 2022 dans JAMA Network Open a regroupé 12 essais de vaccins contre la Covid-19, soit plus de 45 000 participants. Parmi les personnes ayant reçu une injection factice, 35,2 pour cent ont signalé au moins un effet indésirable général après la première injection. Rapporté aux taux des vaccinés, cela fait 76 pour cent après la première dose. Ce chiffre circule sous la forme « trois quarts des effets secondaires sont psychologiques » : c’est faux. Il s’agit d’un rapport entre deux taux, qui agrège indistinctement l’attente, les symptômes de fond et les erreurs d’attribution. Rien à voir avec une attribution causale à l’effet nocebo. Les auteurs relèvent d’ailleurs que la différence vaccin contre placebo restait nette après la seconde dose.


Ce que l’effet nocebo ne veut surtout pas dire

Le symptôme n’est pas imaginaire

C’est le point central. La meilleure démonstration vient d’un terrain inattendu : l’intolérance attribuée aux champs électromagnétiques. Une revue systématique de 46 études de provocation en aveugle, portant sur 1 175 volontaires, montre deux choses à la fois. Les personnes concernées éprouvent des symptômes réels, parfois invalidants. Et elles ne détectent pas l’exposition réelle mieux que le hasard.

Une étude en double aveugle sur 54 volontaires sains a poussé plus loin. Après un montage annonçant que les infrasons des éoliennes provoquent tels symptômes, le groupe ainsi préparé a rapporté une hausse significative de ses symptômes pendant l’exposition réelle et pendant une exposition simulée. Le groupe non préparé n’a rien signalé. Ce n’est pas de l’imagination : c’est un symptôme véritable dont la cause attribuée est erronée.

Je ne trouve pas étrange qu’elle donne et les fièvres et la mort à ceux qui la laissent faire et qui l’encouragent.

Montaigne, Essais, I, 21, De la force de l’imagination, transposition en français moderne par la rédaction

Montaigne l’avait décrit dans le chapitre « De la force de l’imagination » des Essais, dont le texte est dans le domaine public. Deux mises au point : ce chapitre est numéroté I, 21 en 1580, en 1588 et dans l’exemplaire de Bordeaux, mais I, 20 dans les éditions issues de 1595. Et ce passage est une addition manuscrite postérieure à 1588 : on ne peut pas écrire qu’il l’affirmait dès 1580.

Se tromper de cause a un coût, et il n’est pas également réparti

Une revue systématique du BMJ en 2005, sur 27 études et 1 466 patients, a mesuré la fréquence des erreurs quand des symptômes neurologiques sont attribués au psychisme. Le taux est passé de 29 pour cent dans les années 1950 à 4 pour cent depuis les années 1970. Progrès considérable. Pas zéro.

Le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes, dans son rapport de novembre 2020, documente que l’infarctus reste sous-diagnostiqué chez les femmes parce qu’il est « considéré à tort comme une maladie d’hommes stressés au travail » : dans une enquête britannique sur 600 000 infarctus, une fois sur trois le diagnostic n’était pas correctement posé chez elles. Une revue internationale de 2018 décrit le cercle vicieux : les femmes souffrant de douleur chronique sont davantage psychologisées, et la détresse que provoque cette défiance est ensuite prise pour la confirmation d’une cause psychologique.

Ce n’est pas une opinion militante. Dans sa fiche sur les troubles somatiques fonctionnels validée le 10 février 2021, la Haute Autorité de Santé demande de « reconnaître avant tout les symptômes comme réels et la plainte comme légitime », d’« éviter les étiquettes stigmatisantes », et classe le « dénigrement de la pénibilité des symptômes voire rejet par les proches et les soignants » parmi les facteurs qui entretiennent le trouble.

Le Levothyrox n’est pas un exemple d’effet nocebo

C’est l’épisode auquel tout le monde pense en France, et il faut être net : aucune autorité sanitaire ne l’a qualifié ainsi. En 2017, le changement de formule a donné lieu à plus de 14 000 déclarations recensées par les centres régionaux de pharmacovigilance, dont près de 90 pour cent venaient directement des patients. Dans son rapport d’enquête de janvier 2018, l’ANSM constate un profil d’effets indésirables « semblable » à celui de l’ancienne formule mais avec « une fréquence de signalement totalement inattendue », « sans qu’aucun facteur explicatif ne puisse être avancé ». Le mot nocebo n’y figure pas une seule fois.

L’étude d’EPI-PHARE sur plus de deux millions de personnes n’a trouvé ni hausse des hospitalisations ni surmortalité, mais environ 360 000 consultations supplémentaires et un arrêt de tout traitement chez 1,9 pour cent des patients. Les causes restent discutées : des pharmacologues ont soutenu que les deux formules n’étaient pas interchangeables au niveau individuel, thèse à laquelle plusieurs équipes ont répondu, tandis que l’Académie nationale de médecine mettait en avant le rôle des attentes. La Cour de cassation a condamné le fabricant en mars 2022 pour défaut d’information, sans se prononcer sur la cause des symptômes, et la procédure pénale est toujours en cours. Parler ici d’effet nocebo serait donc abusif : cet épisode illustre ce qui se passe quand l’information des patients fait défaut.


Le corps parle-t-il ? Quatre registres à ne pas mélanger

Sur Oliceo, tu trouveras beaucoup de pages consacrées à la symbolique du corps. Autant être clair sur ce qui relève de quoi, parce que tout ne se vaut pas. Quatre registres cohabitent sous le même mot, et les confondre est la meilleure façon de se tromper.

  • Démontré. Une revue systématique, avec son niveau de certitude. Les essais SAMSON et StatinWISE.
  • Exploré. Étude pilote, petit effectif, pas de réplication. Les travaux sur la cholécystokinine.
  • Cadre traditionnel. Un système codifié, ancien, avec ses textes et son vocabulaire, qu’on peut exposer fidèlement comme la description interne d’un système.
  • Croyance. Une construction diffuse ou récente, sans corpus identifiable, souvent présentée comme une tradition alors qu’elle date d’hier.

Ce qui est un cadre traditionnel

La médecine chinoise classique possède une doctrine codifiée des émotions et des organes. Le chapitre 5 du Huangdi Neijing Suwen, dont le texte chinois est libre de droits, énonce que la colère lèse le foie, la joie le cœur, la rumination la rate, le chagrin le poumon, la peur le rein : c’est la base de la doctrine des sept émotions. L’ayurvéda dispose de même d’un texte primaire identifiable, la Charaka Samhita dans la traduction de Kaviratna, avec sa notion de prajnaparadha, la faute contre le discernement. L’Organisation mondiale de la santé documente ces systèmes au titre des médecines traditionnelles. Précision décisive : ni l’un ni l’autre ne propose de table de correspondance un pour un entre un organe et un événement biographique. La grille de décodage type « tel cancer égale tel conflit » n’en vient pas.

Ce qui est une construction récente

Le décodage biologique, aussi appelé biologie totale, n’est pas une tradition : c’est un corpus élaboré à partir des thèses de Ryke Geerd Hamer, enseigné depuis 1995. Un rapport de l’INSERM de 2011 conclut qu’« il n’a pas été possible de découvrir d’expérience d’évaluation de l’efficacité ou des effets secondaires » de cette approche, et que « les présupposés théoriques peu crédibles » font craindre qu’elle soit inefficace.

La Miviludes, dans son rapport 2022-2024, la désigne nommément comme « excluant le recours aux traitements conventionnels » et reposant « sur le postulat selon lequel toute maladie résulte d’un choc psychologique intense ou d’un conflit intérieur non résolu », et indique avoir reçu « le témoignage de nombreux proches de victimes de cette méthode qui, pour certains, a été fatale ». Son promoteur a été condamné en 2004 à trois ans d’emprisonnement par la cour d’appel de Chambéry pour escroquerie et complicité d’exercice illégal de la médecine. Sur 2022-2024, la santé et le bien-être forment la thématique dominante de 37 pour cent des signalements traités par la mission.

À noter : l’idée d’« à chaque conflit psychique son organe » a été testée et abandonnée par la médecine elle-même. C’était la théorie de spécificité de Franz Alexander, dans les années 1950. Un bilan publié en 2013 dans la Psychoanalytic Review, revue issue du champ psychanalytique, constate l’échec à trouver des preuves en faveur de ces théories « prometteuses mais excessivement simplistes ».

Ce qui reste incertain, même du côté de la science

Honnêteté oblige : les mécanismes biologiques de l’effet nocebo ne sont pas établis. Les travaux les plus cités, sur la cholécystokinine, viennent d’une même équipe italienne et reposent sur 49 volontaires sains en quatre groupes, sélectionnés sur des critères hormonaux étroits, sans réplication indépendante connue. Et contrairement à ce qu’on lit souvent, la naloxone ne bloque pas l’effet nocebo : elle atténue l’analgésie placebo, ce qui n’est pas la même chose.

Aucune revue Cochrane n’est consacrée à l’effet nocebo, alors qu’environ 170 revues Cochrane portent le mot placebo dans leur titre. La revue Cochrane sur les interventions placebo, qui a inclus 234 essais, conclut à des effets modestes. Dès 1995, un article du BMJ distinguait l’effet placebo vrai de l’effet perçu, qui agrège la régression vers la moyenne et l’évolution spontanée. Dernier garde-fou, en sens inverse : dans la phase en aveugle du grand essai ASCOT-LLA, si aucun excès de douleurs musculaires n’apparaissait sous statine, un excès réel d’effets rénaux et urinaires, lui, était bien présent. Les médicaments ont de vrais effets indésirables, et l’effet nocebo n’en dispense jamais.


Trois pistes concrètes, sans culpabilité

Rien de ce qui suit ne remplace un avis médical, et rien ne justifie de modifier un traitement de sa propre initiative. Ce sont des façons de mieux vivre avec l’incertitude, pas des protocoles de soin.

Noter plutôt que trancher

Quand un symptôme apparaît après le début d’un traitement, la question « est-ce le médicament ou moi ? » est piégée : les deux réponses peuvent être partiellement vraies. Une piste est de noter pendant deux semaines la date, l’intensité de 0 à 10 et le moment de la journée. Ce relevé vaut mieux qu’un souvenir et sera utile en consultation. Les essais évoqués plus haut fonctionnaient exactement ainsi.

Signaler, toujours

En France, tout patient, ou son représentant, peut déclarer lui-même un effet indésirable sans passer par un professionnel, sur le portail public de signalement. La déclaration est transmise au centre régional de pharmacovigilance dont tu dépends. L’ANSM qualifie cette démarche d’« acte citoyen essentiel qui bénéficie à tous ». Qu’un symptôme puisse être influencé par l’attente ne le rend jamais indigne d’être signalé, bien au contraire.

Demander comment le risque est formulé

Dire « 1 personne sur 10 aura des maux de tête » et « 9 personnes sur 10 n’en auront pas » décrit la même chose. C’est le terrain de l’effet nocebo. Rien n’interdit de demander à son médecin ou à son pharmacien de reformuler un risque dans les deux sens, et de préciser ce qui est fréquent, ce qui est rare, et ce qui doit faire consulter. La question est légitime, et elle ne revient jamais à refuser l’information.

Pour aller plus loin

Plusieurs dossiers d’Oliceo prolongent celui-ci, avec la même exigence de distinguer ce qui est établi de ce qui ne l’est pas.

Questions fréquentes sur l’effet nocebo

L’effet nocebo veut-il dire que mes symptômes sont imaginaires ?

Non, et c’est le contresens le plus répandu. Les douleurs, la fatigue ou les nausées ressenties sont bien réelles. Ce que montre la recherche est différent : la cause attribuée au symptôme n’est pas toujours la bonne. La Haute Autorité de Santé demande d’ailleurs de reconnaître avant tout les symptômes comme réels et la plainte comme légitime.

Dois-je quand même signaler un effet indésirable à mon médecin ?

Oui, toujours. La pharmacovigilance française repose en grande partie sur les signalements des patients eux-mêmes : dans l’enquête de l’ANSM sur le Levothyrox, près de 90 pour cent des déclarations venaient directement d’eux. C’est l’accumulation des signalements qui permet de repérer un vrai problème.

L’effet nocebo est-il prouvé par une revue Cochrane ?

Non. À ce jour, la collaboration Cochrane n’a publié aucune revue consacrée à l’effet nocebo, alors qu’environ 170 de ses revues portent le mot placebo dans leur titre. Les données viennent de revues isolées et d’essais de petite taille : le niveau de preuve est moins solide que sur beaucoup d’autres sujets médicaux.

Est-ce que lire la notice d’un médicament rend malade ?

Ce n’est pas ce que montrent les données, et il ne faut surtout pas en déduire qu’il faudrait éviter de lire la notice. L’information sur un traitement est un droit et une sécurité. La bonne réponse n’est pas de moins s’informer, mais d’en parler avec son médecin ou son pharmacien.

Quand faut-il consulter un médecin sans attendre ?

Devant tout déficit neurologique brutal, la Haute Autorité de Santé demande d’appeler le 15 immédiatement, même si les symptômes régressent. Consultez aussi sans délai devant une douleur thoracique, un essoufflement anormal, une douleur intense inexpliquée, une fièvre persistante inexpliquée ou l’aggravation d’une maladie connue. Aucun de ces signes ne doit être mis sur le compte du psychisme.

Ce qu’il faut retenir

L’effet nocebo est réel, mesuré, et bien moins spectaculaire que ce qu’on en dit. Prendre un comprimé, quel qu’il soit, produit davantage de symptômes que de n’en prendre aucun : c’est le résultat propre de l’essai SAMSON. Mais l’écart reste modeste, la plupart des symptômes rapportés sous placebo existeraient de toute façon, et aucune revue Cochrane ne vient consolider l’ensemble.

Surtout, ce concept ne donne à personne le droit de dire à quelqu’un que c’est dans sa tête. Le symptôme est authentique, c’est le lien de causalité attribué qui est parfois erroné. Nuance minuscule à l’écrit, énorme pour la personne concernée. Hippocrate écrivait qu’il fallait s’exercer à deux choses face aux maladies : être utile, ou du moins ne pas nuire. La formule latine primum non nocere n’est d’ailleurs pas de lui, elle n’apparaît qu’en 1860. Le grec était plus juste, et il suffit pour aborder l’effet nocebo.


Avertissement

Cet article est un contenu d’information générale. Il ne constitue ni un diagnostic, ni un conseil médical personnalisé, et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Ne modifie jamais un traitement de ta propre initiative : toute modification se décide avec le médecin prescripteur.

Appelle immédiatement le 15, ou le 112, devant tout déficit neurologique brutal. La Haute Autorité de Santé demande de le considérer comme une urgence absolue et d’appeler le Samu même si les symptômes régressent. Les signes à connaître :

  • faiblesse ou engourdissement soudain du visage, d’un bras ou d’une jambe, d’un côté ou des deux ;
  • diminution ou perte de vision brutale ;
  • difficulté soudaine à parler ou à comprendre ;
  • mal de tête sévère, soudain et inhabituel, sans cause apparente ;
  • perte d’équilibre, instabilité de la marche ou chute inexpliquée.

Consulte aussi sans délai devant une douleur thoracique, un trouble du rythme cardiaque, un essoufflement anormal, une douleur inexpliquée et intense, des symptômes neurologiques qui s’aggravent, une fièvre inexpliquée persistante ou l’aggravation d’une maladie connue (HAS, février 2021). Le 114 est accessible par SMS, visio et tchat pour les personnes sourdes, malentendantes ou aphasiques.

Article rédigé par

Fondateur et éditeur d'Oliceo depuis 2006. J'explore les pratiques de bien-être qui tiennent sur la durée : symbolique du corps, psychosomatique, traditions holistiques, sobriété. Plus sur moi sur la page auteur.

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